The Big Bang Theory: 5.23 The Launch Acceleration
Un épisode anodin en apparence, qui pourrait ne servir qu'à du remplissage, mais bien plus important que ça au fond. Il amorce efficacement le final du côté d'Howard qui va devoir composer entre son départ dans l'espace et son mariage. Ce n'est pas bien élaboré mais j'ai bien ri à le voir tout faire pour échapper à son destin d'astronaute. Sûrement parce qu'en même temps il essaye de cacher sa peur de cette expérience et que Helberg est excellent dans la panique. La rencontre avec son beau-père est sinon un poil décevante. J'ai eu l'impression d'avoir le personnage parachuté sans réelle présentation et le twist sur son approbation du projet aéronautique d'Howard est plus que prévisible, tant c'est la seule manière de surprendre avec un personnage caricatural comme il est. Du côté des autres couples, l'humour ne manque pas mais aide aussi à se rendre compte de l'évolution des relations. D'une part avec Sheldon qu'Amy arrive peu à peu à rendre plus intime avec elle et d'autre part avec Penny et Leonard qui résistent aux faux-pas de leur relation passée. Et dans les deux cas, la grande qualité des gags qui soulignent l'évolution est qu'ils sont tout à fait adaptés aux personnages, que ce soit le complexe œdipien et de nostalgie geek de Sheldon dont Amy profite ou le surplus d'affection gênant de Leonard.
The Big Bang Theory:
5.24 The Countdown Reflection (Season Finale)
Je pense que parmi tous les finals de The Big Bang Theory, celui-ci restera certainement parmi mes préférés. Il aurait d'ailleurs presque pu servir de jolie conclusion à la série. Il a une simplicité et une sobriété qui aurait pu en faire quelque chose d'assez ennuyeux mais qui sont au final tout à fait adaptées pour laisser à chaque personnage la place pour briller et faire du mariage de Howard et Bernadette un moment profondément attachant. C'est la narration par flashback, à partir du moment où Howard attend le décollage de sa fusée, qui vient garantir la simplicité et l'honnêteté du scénario, mettant de suite fin à tout suspense et possibilité de rebondissement soapesque qui auraient été de trop, en annonçant dès le début que le mariage a eu lieu. Ce système de narration permet aussi de suivre le mariage sans passer à côté du fameux décollage d'Howard qui méritait bien d'être exploité comme ressort comique. Le résultat est d'ailleurs très réussi, les gags entre la peur d'Howard ou son surnom étant raccords avec ce qui avait été fait précédemment et la série ayant même eu la belle idée de caster un vrai astronaute pour accompagner Howard. Pour le mariage, la bonne idée a vraiment été de l'avancer pour en faire d'abord une cérémonie entre amis, ce qui est bien plus dans l'esprit de la série que ne l'aurait été une réception classique et sans âme. J'ai aussi beaucoup aimé l'idée de la photo Google Earth du mariage. C'est original, cela s'inscrit très bien dans les racines geeks de la série et donne un minimum d'intérêt à Raj, le premier à y avoir pensé. La volonté de cérémonie entre amis aide sinon véritablement la dynamique du groupe à s'épanouir en amenant l'intégralité du cast à toujours être réunie. Le tout fonctionne grâce à l'établissement d'un bon équilibre dans l'exposition des persos, chacun ayant droit à son running-gag, de la robe de demoiselle d'honneur de Amy aux chamailleries de Sheldon, Léonard et Penny sur la demande en mariage ratée en passant par les lapsus d'Howard confondant Bernadette avec sa mère. Chaque gag est bien sûr très bien porté par l'ensemble du cast (avec une mention spéciale pour Mayim Bialik) mais ne vole pas pour autant la vedette au mariage et au départ de Howard. Au contraire, les évènements qu'ils vit restent au centre du récit et, mieux, en rassemblant tous ses amis, viennent joliment souligner la proximité nouvelle de la bande et l'évolution de chacune des relations. Bref, on aboutit à une sorte de sérénité et de sentiment d'accomplissement qui clôt de manière plus que satisfaisante une saison très réussie, bien équilibrée et qui n'a définitivement pas manqué de cœur.
PS, je profite de ce post pour annoncer aussi qu'avec lui je conclus déjà en quelque sorte ma saison 2011/2012 de reviewing. Promis je reviendrais
avec encore quelques bilans mais voilà, pour le moment, bac et révisions oblige, le blog entre en hiatus pour le mois à venir. Rendez-vous donc fin juin pour le début de la saison
estivale.
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Il était
temps! Après 3 saisons à reviewer Private Practice, je peux enfin dire que j'ai aimé un de ses finals. Alors certes, ce dernier épisode n'est pas exempt de défauts mais il m'a largement
moins ennuyé que les précédents et a surtout fait preuve de beaucoup plus d'émotion. Évacuons tout de même tout de suite le gros point noir de cet final. C'est assez simple puisqu'il s'agit d'à
peu près tout ce qui touche à Sam. C'est triste quand je pense que je n'avais avant cette saison jamais eu trop de problèmes avec le personnage. Il franchit toutefois vraiment une ligne rouge
cette fois, tout d'abord avec un conservatisme bien puant et casse-pieds qu'on ne lui connaissait pas sur le dilemme du don d'organes du bébé d'Amelia. Remarquez, il a bien épousé Naomi, c'est
qu'il devait partager certains de ses points de vue. Reste que je n'avais pas souvenir de lui exprimant clairement ce genre d'idées et ça m'a du coup surtout donné l'impression d'être sorti de
nulle part comme une ficelle maladroite pour surdramatiser le récit. D'autre part, il poursuit son petit foutage de gueule avec Addison et revient à la charge avec une demande en mariage pour la
récupérer, elle et son bébé... qu'il ne voulait pas à la base. Moi qui croyais le triangle amoureux avec Jake réglé pour le moment et avais plus ou moins fait la paix avec, Sam fout donc tout par
terre et ramène l'affaire sur le tapis en faisant même le cliff de l'épisode. Ce qui suggère que l'intrigue amoureuse continuera d'avoir une vraie importance et me fait déjà un peu râler pour la
suite. Elle a déjà été suffisamment étirée et puis j'avais fini par trouver une certaine satisfaction à voir Addison avec Jake qui appraît dans cet épisode finalement comme l'homme qui lui
convient le mieux. Alors si vraiment elle doit choisir Sam, pourvu que ce soit vite et qu'un vrai travail soit fait à faire pour réhabiliter le couple ET le personnage.
Je
n'aurais pas grand-chose à dire sur Pete et Violet, dont la relation tourne toujours en rond. Les choses sont peut-être juste moins pénibles que je ne le pensais au niveau du passage de Pete en
prison car toute l'intrigue est laissée en second plan et que miraculeusement, on évite de fatiguantes querelles entre les époux. Toucher le fond de la sorte en prison semble sinon servir à Pete
pour enfin se décider à repréoccuper de sa famille et de Violet. A partir de là, va-t-on finalement pouvoir aller de l'avant? Enfin, last but not least, le couple Cooper et Charlotte,
mon préféré, reste exemplaire. Il ne leur arrive pas grand-chose mais ils méritaient bien un peu de répit et ils sont de toute façon brillants de complicité. On en profite juste pour achever la
transformation de Charlotte en vraie mère et c'est fait impeccablement avec la belle déclaration de Mason la reconnaissant comme telle.
Un pas
en avant, deux en arrière. Sam et Pete sont au final les deux vrais boulets de cette saison. Aucun des deux ne semble vraiment savoir ce qu'il veut et pousse le récit dans une constante
régression. J'avais retrouvé un peu d'espoir pour le couple Pete/Violet qui à défaut de me passionner, redevenait plus convaincant à travers son processus de reconciliation en toute simplicité.
Mais Pete n'a au bout du compte pas le cran de faire face aux problèmes du couple et finit par faire machine arrière, s'éloignant à nouveau de Violet. Et pas qu'un peu, il semble même
carrément profiter de ses cas médicaux pour se couper de Violet et fuir la réalité. C'est ce qui ruine en partie ses intrigues médicales qui sont surtout là pour illustrer toute la connerie du
personnage. C'est dommage, d'autant que la série a comme toujours le mérite d'y traiter des thèmes sensibles comme l'immigration ou l'homosexualité. Forcément, ça finit par dégénérer avec un Pete
qui s'implique bien trop émotionnellement et se permet de transgresser quelques règles, ce qui lui vaut finalement d'être arrêté. Un twist pas des plus inspirés de la série qui y a déjà eu
recours plusieurs fois je crois (Remember Cooper) et qui ramène le couple avec Violet dans une lassante indécision, promettant de nouveaux déchirements recyclés qui me fatiguent déjà. Sam a lui
au moins le mérite de se montrer un peu plus drôle en s'occupant du bébé d'Addison... mais au fond, là encore, le comportement n'est pas très correct. Il avait assuré à Addison qu'il ne voulait
pas de nouvel enfant et le voilà qui retourne sa veste et la laisse espérer un avenir de famille heureuse qu'il ne peut pas garantir. Heureusement, Addison finit par retrouver une lucidité sur la
situation et ce grâce à Jake. Celui-ci obtient alors finalement sans surprise sa préférence. Bien sûr, le choix est plus que prévisible mais il reste bien amené.
Pour
ce qui est des cas médicaux restants, c'est surtout celui de la fillette qui pense être un garçon qui vaut le détour. Non seulement parce que, encore une fois, c'est un sujet délicat, et qu'il
est d'autant plus fort et original qu'il concerne une enfant, mais aussi parce que la série réussit à y intégrer l'intrigue de Cooper et Mason. La rencontre entre Mason et la fillette est ainsi
un joli moment du récit et sert de plus à la réconciliation avec Cooper, Mason pouvant dès lors observer le soutien que son père apporte et sa dévotion à sa patiente. Avant cela, le désarroi du
jeune père face à son fils qui se referme dans son deuil et s'éloigne de lui, est aussi très touchant et montre à nouveau comme il est devenu un vrai père responsable. L'autre cas médical, sur un
père aux pulsions pédophiles provoquées par une malformation neurologique, a beau se montrer inspiré dans l'idée, il est finalement assez décevant. Le traitement est plutôt expéditif et on
survole un peu trop la problématique sur le plan humain pour se concentrer sur le médical.










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