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Web Therapy 1.09 Whistle While You Work

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Un peu chiant comme épisode. Le problème vient principalement du fait que Fiona n’est jamais mise en difficulté… ou alors que très brièvement. Du coup, ses échanges internet sont forcément moins drôles, le comique étant en général issu de l’humiliation du personnage. Heureusement, l’épisode n’est pas non plus totalement dénué d’humour, grâce à Steven Webber qui s’est rattrapé depuis l’épisode précédent et assez marrant en PDG assigné à résidence perdant son calme. Il faut néanmoins attendre le deuxième dialogue pour que la situation dégénère de cette façon. J’aurais sinon apprécié en savoir plus sur la séparation de Fiona et Kip mais apparemment l’intrigue est laissée en stand-by, juste mentionnée dans l’ennuyeux échange de Fiona avec son nouvel assistant.

 

Web Therapy 1.10 Strange Bedfellows (Season /Series/ Finale)

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Tout simplement le meilleur épisode de la saison. Il fait une remarquable utilisation des intrigues autour de l’homosexualité supposée du mari de Fiona et de la publication de son livre comme ressort comique avec à la clé de jolis retournements de situation. En bonus, Alan Cumming nous fait l’honneur de sa présence et vient former avec Lisa Kudrow un duo dont l’alchimie fonctionne à la perfection. Le triangle amoureux constitué en fin d’épisode avec le retour de Kip peut sembler un peu précipité mais grâce au talent des acteurs, il apparaît finalement assez naturel et source d’excellents gags. Au milieu de tout ça, l’égocentrisme et la superficialité de Fiona sont à nouveau poussés à leur extrême et permette au personnage de retrouver son charme comique. Bref, l’humour était au rendez-vous quasiment du début à la fin. Quel dommage tout de même qu’il ait fallu attendre jusque là pour un tel épisode.

 

 


 

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Wilfred 1.11 Doubt

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On a connu plus drôle mais en même temps, cet épisode n’avait pas pour but principal de l’être. Son thème, c’était le doute et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est on ne peut mieux traité. Tout est fait pour remettre en cause la véritable nature de Wilfred et le sens de sa présence dans la vie de Ryan, notamment grâce à l’introduction d’un autre personnage capable de voir Wilfred. Ça va même plutôt loin, mettant en place un suspense presque digne d’un thriller psychologique. Dans le même temps, la série n’oublie pas de détendre l’atmosphère et de ne pas se prendre trop sérieux non plus. Pour cela, les quelques gags canins plutôt efficaces et son autodérision sur les mystères entourant le personnage de Wilfred, lui ont été très utiles.

 

Wilfred 1.12 Sacrifice

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Pour le rire, il fallait encore une fois se tourner vers les détournements d’habitudes canines avec Wilfred. Les scénaristes se montrent toujours assez inventifs de ce côté-là, pourvu que ça dure. Le coup de la « cuvette alcool » m’a bien fait rire notamment. Le jeu de Jason Gann contribue aussi largement à l’efficacité de ces gags. Etonnamment, il y avait également de quoi rire avec Jenna et sa prise accidentelle de drogue. Ce n’était pas très élaboré mais son délire en plein JT m’ont fait marrer. Touchant de voir sinon l’attention que Wilfred lui porte. C’était même drôle de voir ces attitudes protectrices ou consolatrices des chiens matérialisées de façon humaine. En dehors de ça, Jenna est quand même venu un peu compliquer les choses. A cause d’elle, Ryan ne peut finalement pas s’échapper en Italie avec la belle inconnue qu’il rencontre. Alors il était peut-être un peu prévisible qu’il ne s’en irait pas mais je ne peux m’empêcher d’être déçu. De fait, la rencontre des deux personnages avait son charme, un petit côté carpe diem et surtout, Ryan développe avec la belle Cinza en à peine quelques minutes trois fois plus d’alchimie qu’avec Jenna. Ça fait un peu perdre en crédibilité son choix de rester auprès de Jenna. Alors si vraiment on veut construire une intrigue entre eux, il serait peut-être temps de les laisser se croiser un peu plus que deux ou trois fois tous les deux épisodes.

 

Wilfred 1.13 Identity (Season Finale)

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Je ne m’attendais pas à me retrouver devant un tel cliffhanger en regardant une comédie. J’apprécie toujours la « feuilletonnisation » de la série, mais dans le cas présent, je ne vois pas bien l’intérêt de l’intrigue proposée. Surtout à ce moment précis. A quoi bon introduire un doute sur l’existence de Wilfred puisque si vraiment il n’existait pas, il n’y aurait plus de série? Ce détail mis à part, l’épisode fonctionne plutôt bien. Les tentatives de Ryan de trouver une raison à la présence de Wilfred restent avant tout prétextes à l’humour et permettent à la série d’avoir un peu de recul sur elle-même. Et par la même occasion, une hilarante référence à Lost. Il y avait également matière à pouvoir se marrer devant le changement de personnalité de Ryan qui vient semer un bazar monstrueux dans la vie de son entourage. Mais s’arrêter là aurait été trop simple, ont rend donc le tout encore plus drôle en faisant se retourner contre Ryan ses manipulations. A partir de là, on se retrouve aussi dans quelque chose de plus dramatique, mais cette fois, le juste équilibre est trouvé. La scène où Ryan demande de l’aide à un Wilfred souffrant, qui s’est sacrifié pour lui, est d’ailleurs ni trop légère, ni trop sombre. Touchante et amusante, juste comme il faut, illustrant l’amitié qui s’est construite entre les personnages. Tout le mérite revient bien sûr à Elijah Wood et Jason Gann, formidable duo comique qui aura réussit à rendre le jeu de chat et souris de Wilfred et Ryan très attachant. Et malgré la fin douteuse de l’épisode, je dois dire que j’ai déjà hâte de les retrouver.

Publié dans : Web Therapy / Wilfred - Par Shoone - Communauté : Series World
Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 17:00

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Chuck: 5.12/5.13 Chuck vs. Sarah & the Goodbye (Series Finale)

 

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5 saisons. 91 épisodes. 4 ans et 4 mois. Pour une série qui n’aurait jamais dû dépasser sa première saison, cela défie toute logique. C’est l’une des leçons à tirer de l’histoire de Chuck. Les audiences ne font pas tout et l’industrie TV est un monde bien imprévisible. Avec ce final, la série passe ainsi à la postérité comme l’une des plus grandes miraculées de la télévision américaine et ce sera certainement pour cette raison essentiellement qu’on se souviendra d’elle. Pour moi cependant, au-delà de cet exploit d’improbable durée de vie, les plus grands mérites de la série resteront son humilité et sa fidélité constante à son esprit original. Pour faire honneur à ces deux qualités, je ne pouvais alors rêver meilleur final.


Après l’amnésie de Sarah et sa manipulation par Quinn, c’est donc sur un duel entre elle et Chuck que se concentre cet ultime chapitre. Encore plus qu’à son introduction, j’ai été conquis par ce dernier twist de la série. Opposer Chuck et Sarah, c’était finalement une ingénieuse façon de créer les enjeux les plus importants possibles. L’amour des personnages a en effet toujours été le cœur du show et leur mise en couple, son plus grand accomplissement. Le briser revenait alors se garantir une vraie intensité. J’ai apprécié par ailleurs, qu’on en vienne rapidement à la confrontation sans faire traîner la couverture de Sarah. Encore une fois, vu la relation forte et longuement travaillée des deux personnages, il était logique que même le changement le plus infime soit ressenti. La méfiance de Chuck n’apparaît donc en rien anormale et sa préoccupation pour chaque détail étrange dans le comportement de Sarah vient bien témoigner de l’intensité de son amour pour elle. C’est toutefois quand la trahison de Sarah est clairement confirmée qu’on se rend mieux compte de la force du lien qui le relie à elle. Tout le côté obscur de celle-ci est révélé et on réussit d’ailleurs à vite faire d’elle un danger crédible en la faisant prendre en otage Morgan puis kidnapper Ellie, mais reste que Chuck croit encore au retour de la Sarah qu’il connaît. Si bien qu’il va jusqu’à mettre sa propre vie en danger en s’isolant avec elle dans la maison de leurs rêves, qui trouve du coup là son intérêt, pour la forcer à se souvenir. Un plan qui offre à l’épisode sa scène la plus puissante, ou tout du moins ma préférée, avec une Yvonne Strahovski qui frustre magistralement de par son insensibilité et un Zachary Levi qui se dépasse pour retranscrire le désespoir de Chuck.


La quête de la mémoire perdue de Sarah s’impose également pour moi comme une merveilleuse idée dans la mesure où elle sert d’excellent prétexte pour replonger dans l’histoire du couple. Que ce soit lors des tentatives de Chuck de tout raconter à Sarah pour qu’elle se rappelle ou quand des souvenirs lui reviennent peu à peu, il y a ainsi toujours des occasions pour multiplier les références aux grands moments de la relation et retracer toute l’évolution des deux tourtereaux. Les brefs flashbacks émotionnels, font par conséquent toujours mouche. Ils ne tombent pas comme des cheveux dans la soupe puisqu’ils sont légitimés par la volonté d’en appeler aux souvenirs de Sarah. Pour jouer sur la nostalgie, la série ne se prive pas non plus, d’autre part, de disséminer dans le récit diverses références au passé et à ses petites traditions, comme les conseils de Morgan à Chuck, les éternelles discussions avec Ellie, la salle intersect, le rejet des armes de Chuck, le retour de Beckman et Mary Bartowski ou encore le passage de Sarah au stand du Nerd Herd ou son dialogue avec Chuck sur la plage qui font directement écho au pilot. De la sorte, le tout donne en plus clairement l’impression de boucler la boucle.

 

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Dans le même temps, à travers une ultime mission de la Team Bartowski dont la série n’a absolument pas à rougir, on donne aussi une place de choix à ce qui a toujours fait la force de Chuck : l’humour et l’action. On est ainsi servis niveau comédie avec les pitreries de Morgan en mission, le réseau de renseignements du Buy More ou l’arrivée cocasse de la mère de Chuck notamment. La traque de l’ intersect  et de Quinn offre quant à elle un joli quota de fights et effets spéciaux entre l’infiltration du labo de l’ intersect en force par Sarah, les péripéties à Berlin ou l’évasion de Sarah de l’avion d’un contact de Quinn. Bon, pour vous dire la vérité, même si j’ai savouré les divers combats contre les forces de Quinn, en aucun cas il n’est devenu subitement pour moi, un bad-guy crédible. Mais j’ai fini par lui pardonner son ridicule. Pour deux raisons. D’abord il permet une belle référence sérielle geek, avec Mark Pellegrino, l’éternel Jacob de Lost qui lui sert de contact avec le Fulcrum. Puis parce que son plan de « bombe musicale » pour piéger Beckman ne manque pas d’originalité et crée un bon climax d’intensité dans le final… mais surtout aussi parce qu’il offre l’opportunité à Jeff et Lester d’à nouveau jouer les héros de la façon la plus délurée qui soit. A savoir, en reformant Jeffster !  Et entre leur interprétation de « Take On Me » et la référence à Lost, c’est en plus un bon moyen, j’ai trouvé, pour la série de revendiquer une dernière fois son identité geek.

 

S’il est beaucoup question du chemin parcouru et d’hommages dans ce final, Chuck n’en n’oublie pas non plus de donner une fin satisfaisante pour quasiment tout le monde. D’abord Ellie et Devon qui s’en vont pour Chicago. La nouvelle arrive un peu brusquement mais le départ fait sens. Ellie a toujours été une sœur-protectrice pour Chuck, son dernier roc. Mais le personnage a grandi et 5 ans après le début de la série, il sait désormais se débrouiller par lui-même sans se reposer sur sa sœur. Celle-ci peut donc le laisser livré à lui-même, sans souci. Casey lui s’éclipse pour retrouver Verbanski. Un beau happy-end pour le Colonel qui vient couronner une longue évolution de laquelle il est ressorti bien plus humain, comme viennent le prouver les remarques de Morgan puis sa tendre accolade à Chuck. Morgan et Alex quant à eux emménagent ensemble. A vrai dire, je ne vois ça que comme du bonus, il n’y avait plus vraiment grand-chose à résoudre de leur côté après leur réconciliation. Mais ça reste une bonne conclusion, un happy-end dans l’esprit léger de la série et qui inscrit bien Morgan dans une volonté de passage à l’âge adulte.


Reste la délicate question de la conclusion choisie pour Chuck et Sarah. C’est sur la plage où sont nés leurs premiers sentiments l’un pour l’autre que tout s’achève pour eux, avec une Sarah apparemment toujours amnésique. C’est une fin ouverte qui frustrera sans doute nombre de fans mais, qui après mûre réflexion, me convient parfaitement. Sarah retrouve-t-elle la mémoire ? On est libre de l’imaginer et c’est dans un sens mieux comme ça. Le happy-end aurait été trop facile et prévisible et laisser la chose ouverte à interprétation est une belle manière de laisser chaque fan s’approprier la série je pense. J’aime à croire pour ma part que Sarah finit bien par se rappeler de tout, vu, de plus, que des indices sur le retour de sa mémoire sont glissés tout au long du final. Le fait que ce soit elle qui demande à Chuck de l’embrasser pour tenter de se souvenir montre d’autre part bien que c’est également ce qu’elle désire. Au fond, on suggère aussi que quoi qu’il arrive, la jeune femme est amenée à retomber amoureuse du nerd et c’est peut-être la vision de la scène finale la plus poétique.

 

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En conclusion, Chuck n’aura jamais été reconnue comme une grande série, mais à bien des égards, elle restera dans les annales. Non, elle ne transmet pas de message profond, ne pousse pas à la réflexion… mais elle s’est toujours montré infiniment attachante, drôle, attentionnée pour ses personnages. C’est aussi ça la télévision. Pas qu’un scénario complexe et intelligent mais aussi des gens, une ambiance qu’on se plaît à retrouver et qui nous divertit. C’est ce que la série s’est attachée à proposer. Et avec succès. Je suis donc heureux de la voir partir la tête haute, fidèle à elle-même avec ce final faisant une parfaite synthèse de ce qu’elle est, entre esprit résolument fun et chaleureux. Mais c’est aussi un grand vide qu’il reste maintenant pour moi. Peut-être encore plus grand qu’avec la fin d’une série de prestige. Il y a des séries magistrales qu’on regrette pour leur inimitable maîtrise, mais Chuck on la regrettera comme un être cher, pour avoir offert toutes ces années inespérées de plaisir, humour et tendresse.

Publié dans : Chuck - Par Shoone - Communauté : Univers Geek
Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 00:29

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Justified: 3.02 Cut Ties

 

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vlcsnap-2012-01-28-15h53m18s94Après un départ canon, Justified ralentit un peu le rythme sans pour autant ennuyer. Cette fois, l’épisode se veut donc plus stand-alone avec une affaire lié au service de protection des témoins qui voit le meurtre d’un vieil ami marshal d’Art. Certes, ce n’est sûrement pas l’intrigue de la série qui m’ait le plus captivé, la faute à un certain manque de twists rendant le récit assez plat. Néanmoins,  elle m’a tout de même convaincu grâce au joli focus sur Art qu’elle offre. On lui découvre une part plus sombre et violente,  qui aide à comprendre sa relation avec Raylan. S’il reste attaché à ce dernier et a fini par lui pardonner la saison dernière malgré ses écarts, c’est parce que lui-même est capable de franchir certaines limites. La meilleure scène pour l’illustrer, c’est celle de sa confrontation avec le meurtrier de son ami, un témoin corrompu qu’il veut forcer à lui avouer ses accords. Nick Searcy y fait un excellent boulot.

 

Raylan de son côté est occupé par ses retrouvailles avec une ex-collègue de Miami pour qui l’affaire de l’épisode est d’ailleurs un prétexte à l’introduction. C’est la pulpeuse Carla Gugino qui incarne cette Karen Goodall, de son nom complet. Si le premier contact est un peu trop bref pour me convaincre totalement, l’impression générale est plutôt positive. La marshal ne manque pas de caractère et de classe et Gugino fonctionne bien avec Timothy Olyphant. Je craignais sinon qu’on en fasse vite un love-interest pour Raylan mais finalement, même s’il semble bien qu’une idée du genre accompagne son arrivée, elle n’est pas imposée brutalement et Karen reste avant tout une vieille connaissance de Raylan, dans une relation platonique. Du coup, si le projet est bien de mettre en place un triangle amoureux, je pourrais presque l’accepter si la chose continue d’être installée avec subtilité et en douceur. En attendant, le couple Raylan/Winona continue de roucouler et … ne fait pas grand-chose d’autre. Et c’est con mais, ça me fait plaisir. J’aime assister à leur bonheur. Encore une fois parce que l’alchimie entre le couple est parfaite et parce que le récit en fait aussi un bon prétexte pour faire preuve d’humour.


vlcsnap-2012-01-28-15h54m00s246Pendant ce temps, Boyd est toujours en prison, déterminé à accomplir son plan de vengeance sur Dickie. A nouveau, il se montre toujours plus ingénieux pour l’atteindre, allant jusqu’à délibérément se faire passer à tabac pour rejoindre sa cible. Preuve de son investissement intense dans son projet. Etonnamment, finalement, il n’élimine pas Dickie mais l’utilise pour retrouver la fortune disparue de Mags. Le rebondissement est toutefois bien vu à mon sens. Il devait y avoir un plus grand intérêt à la présence de Dickie dans cette nouvelle saison, outre la revanche de Boyd. Sinon il n’aurait pas survécu la saison passée. Les ambitions de Boyd donnent donc une nouvelle raison d’être à Dickie, faisant alors de lui le lien entre le business de Mags et l’arc criminel débuté ici, du coup encore mieux introduit. Il se concentre sur Limehouse, mystérieux gangster afro-américain, détenteur de l’argent de la feue-matriarche et en une scène, se veut déjà très prometteur, donnant une envergure considérable au personnage à travers sa menace atypique et glaçante à son sous-fifre. La prestation déroutante de Mykelti Williamson contribue aussi à la réussite du passage.

 


 

En conclusion, un épisode plus posé mais pas moins solide. Il consolide les bases de la saison avec un Art complexifié, des nouvelles perspectives pour Boyd et un couple Raylan/Winona rayonnant et il ouvre également de nouvelles pistes avec l'introduction plutôt réussie de deux nouveaux joueurs prometteurs dans la partie.

Publié dans : Justified - Par Shoone
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 16:03

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Judging... the 2011/2012 Pilots

 

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Pilots de la Mi-Saison

 

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House of Lies: 1.01 Gods of Dangerous Financial Instruments (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2012-01-27-14h51m24s195-copie-1En tant que fan de feue-Veronica Mars et éternel déçu de son annulation précoce, c'est dire si j'attendais le retour de Kristen Bell avec impatience dans cette prometteuse comédie de Showtime sur les arnaques des "consultants managers". Finalement, en sortant du pilot, je me dis que je n'aurais peut-être pas du. Pas que ce début soit raté, loin de là, mais en ce qui concerne Kristen Bell, les retrouvailles ne sont pas à la hauteur de mes espérances. Son personnage n'est pas mauvais, il semble même avoir un certain potentiel... seul problème: il est presque inexistant. Le personnage ne bénéficie pas d'une grande exposition est et laissé assez en retrait. Et encore, Bell reste tout de même la mieux lotie comparée à ses collègues second-rôles. Ils sont eux tout simplement transparents. C'est le problème quand on a un rôle principal aussi imposant et charismatique, à l'instar de séries comme House ou Mentalist: il finit par effacer les autres personnages. C'est clairement ce qui arrive avec ce Marty Kaan, patron de l'agence de consultant, expert en entourloupes de communication. La série en a fait son principal argument de vente, et à raison. Le personnage se révèle savoureusement bigger than life et Don Cheadle l'incarne avec une énergie et une conviction très réjouissante. C'est lui, bien évidemment qui bénéficie du coup de la meilleure introduction possible. Au-delà de son aspect d'escroc prétentieux et séducteur, il présente ainsi également des fêlures, liées à son passé mais aussi une certaine tendresse pour son entourage, ce qui en fait un personnage rapidement attachant. Pour arriver à ce résultat, j'ai trouvé que le procédé des "scènes figées" était aussi très utile. Marty y brise le 4e mur et en s'adressant directement au spectateur, il permet à une complicité de s'établir plus facilement. Du moins, je l'ai ressenti comme ça. Ces "pauses" sont par ailleurs l'occasion d'explications, non seulement sur la vie et l'état d'esprit de Marty, mais aussi sur son business et les différentes relations d'affaires, accompagnant une réductrice mais efficace satire du monde de la finance. Elles aident alors, à mon sens, en plus de la présentation du personnage, à l'introduction à l'univers de la série. Je pense toutefois qu'il faudrait juste veiller à ne pas en abuser, cela pourrait parfois risquer de tuer le rythme et d'irriter les spectateurs les moins patients. Elles contribuent sinon à un bon effet comique grâce à leur mise en scène assez loufoque et au choix de les faire survenir en pleine action. Au niveau de l'humour, la série ne manque pas non plus d'efficacité grâce à une vraie irrévérence dans le ton. Le fils de Marty, drag-queen en devenir en est la meilleure manifestation. Mais, dans le genre, c'est définitivement la scène du restaurant qui a le plus marché sur moi, tant elle est inattendue et délirante. A noter qu'on utilise quand même beaucoup la sexualité comme un prétexte à l'humour. Ça passe pour moi tant qu'il y a un peu de fantaisie et d’exubérance qui vient avec, mais là encore il vaut mieux ne pas trop tirer sur la corde pour ne pas tomber dans le racolage. Enfin, sur l'aspect partiellement lonerisé du show, j'émets quelques réserves tout de même. J'ai peut-être globalement apprécié l'intrigue de ce premier associant Marty à une firme de New York, pour son humour et le fait qu'elle introduise bien à l'univers du personnage, mais j'espère que des arcs sur le long terme viendront vite s'ajouter à ce type d'histoire bouclée. Ou si ce n'est pas le cas, pour assurer le divertissement, il faudra renforcer l'alchimie de groupe de l'équipe de Marty qui reste faiblarde ici.

 

Pilots de la Rentrée

 

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American Horror Story: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-10-09-13h20m54s246.pngSentiment des plus mitigés devant ce pilot. Mais je dois vous dire que ça m’arrange. Après avoir banni du blog Glee, l’autre œuvre sans queue ni tête de Murphy, j’aurais perdu toute crédibilité si je l’avais immédiatement remplacée par la nouvelle création du bonhomme. Pour autant, si je ne compte plus vous reparler d’American Horror Story après ce rapide retour sur le pilot, je pense tout de même la suivre. C’est moi dans toute ma contradiction… ou mon côté masochiste. Mais le fait est que si la série n’est certainement pas un chef d’œuvre, elle pourrait servir de bon guilty pleasure. Que les choses soient claires cependant, il y a bien un tas de trucs qui clochent dans ce pilot. A commencer par la fragilité du scénario. On peine d’ailleurs à bien le comprendre tant le montage est décousu. Il enchaîne les scènes de façon incohérente, aboutissant à un gloubi-glouba horrorifique et malsain sans consistance. A la limite, cette impression de n’importe quoi total pourrait contribuer à une idée de folie et de récit imprévisible qui tiendrait en haleine… sauf que le tout sonne souvent très faux. Parce qu’on en fait définitivement trop, parce que les ficelles narratives sont des plus grossières et parce que derrière le trash et le politiquement incorrect, il ne semble y avoir aucune justification artistique. On a du coup juste l’impression que l’esprit tordu des auteurs, et plus particulièrement de Murphy je pense, n’a que cherché à compiler dans une série ce qui choque le plus les gens au XXIe siècle. Les trisomiques, l’automutilation, les massacres de masse à la Columbine, la frustration sexuelle, les défigurés… et la série se concentre tellement là-dessus, que ce qui aurait pu nous intriguer un minimum passe un peu à la trappe, à savoir le mystère de la maison hantée. L’autre gros problème, ce sont les personnages. C’est à peine si on arrive à avoir une vraie présentation d’eux tant leur personnalité change du tout au tout en fonction des scènes, au point d’agir de façon totalement irraisonnée. Ils n’ont de ce fait presque aucune épaisseur. Ce sont simplement des poupées de chair,  gadget du scénario. Ils ne sont pas aidés par les prestations des acteurs. Il n’y a bien que Connie Britton qui tire son épingle du jeu en se débattant de son mieux pour rendre son personnage accessible malgré des choix douteux. Pour le reste, c’est un gros gâchis. Frances Conroy devient caricaturale à force de se retrouver toujours dans le même rôle de vieille folle, McDermott est désespérément mono expressif, Jessica Lange semble sortie d’un soap, les ados sont plus drôles et insipides qu’inquiétants et Denis O’Hare n’arrive pas à rendre dérangeant son serial-killer. Mais voilà, ça en devient comique d’une certaine manière. Ce n’était sûrement pas volontaire, mais pas mal des séquences m’ont fait rire. Parce que c’est ça qui arrive. Le tout est si insensé et exagéré qu’on en rit. Et c’est finalement ça qui me donne envie de poursuivre… ainsi  qu’une certaine esthétique dans la réalisation qui fait que même si l’histoire racontée est des plus bancales, elle reste un minimum envoûtante. Et c’est bien tout ce qu’est American Horror Story. Un jouet vintage en miettes dans un bel emballage.


Homeland: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-10-08-16h43m46s76.pngVoilà bien deux ans que moi et les séries thrillers à gros budget, on est un peu en froid. FlashForward a vu mon intérêt décroître jusqu’à son dixième épisode et The Event ne m’a même pas donné envie d’aller au-delà de son pilot. Ringer réussit, elle, pour le moment à m’accrocher grâce à l’originalité de son double-rôle mais ce n’est pas (encore ?) le grand amour non plus. Mais la tendance pourrait enfin vraiment s’inverser grâce à Homeland. Signe particulièrement encourageant : son pilot réussit à susciter chez moi une impatience pour le prochain épisode que je n’avais pas connue depuis un moment avec ce genre de séries. Le mystère qu’elle introduit autour des motivations de Nicholas Brody, un soldat rescapé des forces terroristes,  est suffisamment accessible et consistant, grâce à un Damian Lewis impressionnant, pour intriguer. On joue également assez sur l’ambiguïté du personnage pour susciter rapidement un bon lot de questions. Est-il vraiment ce qu’il prétend ? Représente-t-il une menace ?  Du côté des forces enquêtrices, représentées par une agent de la CIA dénommée Carrie, la détermination à vouloir établir la vérité est si grande, que cela confère, de plus, tout de suite un certain poids à l’éventuel complot. Sans compter les flashbacks en Irak, les diverses mentions au 11 Septembre qui sonnent comme un rappel constant à la vigilance et bien sûr, la prestation envoûtante de Claire Danes qui réussit à ne pas rendre l’obsession de son personnage à percer les secrets de Brody, trop exagérée et artificielle. L’attitude est de toute façon progressivement expliquée par le passé trouble de la jeune femme, suggéré par sa prise de médicaments et ses sortes de crises d’angoisse. D’autre part, son comportement n’est pas ignoré de ses supérieurs qui,  en conséquence, l’écartent de leurs opérations. Finalement,  Carrie se retrouve un peu isolée et obligée de se débrouiller par elle-même pour investiguer sur les secrets de son inquiétant soldat. Et c’est là que la position du personnage est particulièrement intéressante. Elle est de ce fait, comme son adversaire, forcée à agir dans une certaine clandestinité, ce qui pose la base d’une partie d’échecs à armes égales dont l’issue est d’autant plus imprévisible… et donc excitante. Par ailleurs, cette isolation du personnage de Danes, combinée à son état mental trouble, contribue grandement à une atmosphère paranoïaque efficacement oppressante. Pas de doute, on est bien dans un thriller. On trouve toutefois un côté un peu soapesque à la série dans la famille brisée du soldat. Je craignais d’ailleurs que cela vienne interférer avec la trame principale mais finalement, l’intrigue annexe développée s’y intègre très bien. Le tout passe même sans problème grâce à une interprétation sans fausse note de Morena Baccarin en épouse dévouée. Son adultère, bien qu’un poil cliché, aide à nuancer le personnage et lui donne un champ d’action plus large. Ses scènes avec ses enfants et Brody apportent sinon une émotion et une sorte de chaleur qui permet de respirer un peu. Et puis que dire des retrouvailles des époux ? A la fois tendres et déchirantes, grâce à une alchimie déjà impeccables entre Lewis et Baccarin. Bref, on est captivé du début à la fin, parfois bouleversé et déjà grandement enthousiasmé par le potentiel dévoilé. Homeland signe de loin le meilleur pilot de cette rentrée, tout simplement.


Suburgatory: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-09-29-22h04m39s121.pngJe m’attendais à franchement plus drôle. Finalement, ce pilot, sans être déplaisant, est resté relativement sage avec l’utilisation de caricatures faciles et milles fois rabâchés de la banlieue américaine. L’histoire réussit toutefois à susciter un minimum d’intérêt grâce à une héroïne attachante. Jouée avec une certaine fraîcheur par Jane Levy, Tessa n’est ni trop cynique ni trop naïve, elle trouve le juste milieu pour être un personnage lucide mais pas agaçant. Elle part avec de nombreux préjugés (avérés dans l’épisode) sur la banlieue et nous gratifie de commentaires plus ou moins drôles basés là-dessus mais finit toutefois par se laisser surprendre par ce nouveau monde. Ce qui devrait être au final tout le propos de la série, montrer comment de cette confrontation aux suburbs, la vision qu’en a la jeune citadine va évoluer à mesure que vont en apparaître les nuances. Heureusement d’ailleurs qu’elles apparaissent, pour éviter de tomber dans la caricature absolue… problème, ça en devient tout de suite moins drôle. L’humour fonctionne en fait surtout quand la série va plus loin dans la caricature et se permet quelques folies, dont la scène de la piscine qui doit bien être celle qui m’a le plus fait rire. Pour le reste, c’est une suite de situations déjà vues qui malgré l’énergie appréciable de Cheryl Hines en mama botoxée, ne prennent pas. Point positif pour conclure tout de même, la dynamique père/fille entre Jane Levy et Jeremy Sisto fonctionne plutôt bien. De plus, l’idée de présenter la relation d’un père célibataire avec sa fille est une des rares originalités de l’épisode. C’est un type de famille assez rare à la télévision américaine je trouve. Il me manque toutefois une fantaisie et un peu plus d'innovation dans la moquerie de la banlieue qui est faite à travers elle pour me donner envie de suivre cette famille.

 

A Gifted Man: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-09-25-15h23m15s101.pngPour tout vous dire, si j’ai tenté ce pilot, c’est essentiellement pour la formidable, l’exceptionnelle, la sensationnelle (ajoutez le superlatifs qui vous conviendra, il sera mérité) Margo Martindale. Quelle n’a donc pas été ma déception quand j’ai découvert qu’elle n’occupait qu’un rôle moindre. On est loin de Mags Bennett qui avait le temps de fasciner et de crever l’écran par son charisme. Heureusement, les brèves scènes auxquelles elle a droit font toujours mouche. Pour ce qui est de l’épisode dans son ensemble, le résultat est assez mitigé. Il fait un patchwork de plusieurs genres sériels. Médical, familial et surnaturelle. Le héros, Michael, un arrogant neurochirurgien de renom, constitue le lien entre les trois. La partie médicale est clairement la moins réussie. Son seul intérêt est d’effectuer par détournement un portrait du personnage de Michael. Les cas sont eux des plus revus, entre le jeune talent qui met santé en péril pour son succès ou le bon vivant têtu, refusant de privilégier sa guérison. Des séries comme Grey’s ou House ont à ne pas en douter déjà dû mettre en scène ce genre de patients. Et sûrement plus d’une fois. L’aspect familial de la série est peut-être le plus discret mais est déjà plus convainquant. Il est essentiellement porté par la sœur de Michael et accessoirement son fils. Elle est incarnée par une Julie Benz pas bien impressionnante mais qui réussit à rendre la relation avec son frère crédible et aide à le rendre moins antipathique. On reste toutefois dans le cliché de la mère célibataire paumée mais au moins ça donne d’autres possibilités à la série et la sort un peu du cadre professionnel. Vient enfin la part de surnaturelle, sur laquelle était entièrement basée la promotion de la série, laissant craindre un vulgaire reboot de Ghost Whisperer. Sauf que non. On est donc pas dans le mysticisme niais à la Boobinda Gordon, plus dans quelques chose de sobre et léger dans les retrouvailles de Michael avec son ex-femme fantomatique, Anna. Bon on retrouve l’idée prévisible d’ « unfinished business » empêchant la pauvre Anna de rejoindre l’au-delà mais la différence, c’est qu’ici, cela devrait nous occuper pour toute la série, le personnage demandant à Michael de l’aider à achever ses nombreuses œuvres inachevées. C’est là que la série me fait un peu peur, s’orientant vers un schéma procédural qui verra ainsi chaque semaine Michael tenter de mener à bien un projet caritatif laissé en plan par Anna qui évidemment était une mère Thérésa en puissance. Peu de place pour la surprise à ce moment là. Il faudrait alors suivre la série pour ses personnages. Valent-ils le coup ? C’est bien ce qui me rend si partagé sur ce pilot, parce que je serais tenté de dire oui. Outre celui de Martindale qui mériterait qu’on la suive n’importe où, Michael et Anna font de bons rôles principaux, plutôt charismatiques. Le premier dispose déjà d’une certaine complexité qui le rend suffisamment intrigant et la deuxième est dotée d’une bienveillance et d’une fraîcheur qui en font vite un personnage attachant. En outre, les acteurs, Patrick Wilson et Jennifer Ehle fonctionnent très bien ensemble et donnent l’émotion nécessaire à leurs scènes. Maintenant, est-ce vraiment suffisant pour me donner envie de poursuivre ?

 

2 Broke Girls: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-09-21-22h55m30s94.pngUne très très bonne surprise ! Et j’ai bien failli passer à côté. Pour être honnête, le pitch de la série ne m’emballait pas vraiment, tout comme le cast composé essentiellement d’inconnus pour moi. Mais son début triomphant en audiences (près de 20 millions de téléspectateurs ! … avec tonton Ashton pour rampe de lancement, mais tout de même…) et les retours globalement tous très positifs ont attisé ma curiosité.  J’ai donc tenté le pilot, non sans crainte de me retrouver devant un insupportable concentré d’humour girly et de clichés sur pattes. Finalement, je n’avais pas trop de raisons de m’inquiéter. Si on n’échappe pas à quelques touches girly et à des personnages secondaires assez caricaturaux, c’est largement compensé par la fraîcheur et le naturel de Kat Dennings. Elle incarne Max, serveuse fauchée de New-York, délicieusement cash et pleine d’autodérision. Grâce à elle, la série trouve vite un ton humble et caustique plutôt agréable. La comédie fonctionne aussi grâce à son association avec Caroline, une héritière déchue tentant de se faire à la vraie vie. A l’opposé du caractère de Max, elle n’est pas non plus une insupportable fille à papa et se rend également plutôt vite attachante. Résultat, le duo des deux personnages est instantanément adopté. Le courant passe d’ailleurs plutôt bien entre elles et l’affaire du boyfriend sert de bonne base à leur amitié. Au-delà du tandem, on se retrouve quand même dans une sitcom, tout ce qu’il y a de plus classique. On est en mode multi-caméras, on a les décors récurrents, les rires enregistrés… mais quelque part, ça fait aussi un peu le charme du pilot. Ça peut paraître un peu dépassé mais personnellement, je suis encore attaché à ce format de comédie. Et si on ajoute à ça une écriture savoureusement incisive et impertinente, des références pop-culture bien placées et des personnages attachants, je suis définitivement preneur.

  

Up All Night: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-09-17-16h55m42s66.pngMignonne comédie que Up All Night. Mignonne, mais pas hilarante. On y suit les déboires de Reagan et Chris, un couple de parents essayant de s’accoutumer à leur nouvelle situation… et à leur bébé. Jusque là, rien de révolutionnaire. La petite originalité est à trouver dans le fait que ce soit le mari qui reste à la maison pour s’occuper de l’enfant pendant que la mère reprend le boulot. C’est dans l’air du temps et donne un petit côté féministe à la série. Ça ne génère néanmoins pas de situations comiques des plus efficaces. Il était ainsi prévisible qu’on allait du coup découvrir un père un peu dépassé. Le peu d’humour efficace qu’il y a dans ce pilot est finalement à chercher du côté des personnages secondaires. Ou plutôt du personnage secondaire, puisqu’il n’y en a qu’un pour le moment, à savoir la patronne de Reagan. Un peu mégalo sur bords, grosse fêtarde, égocentrique, elle apporte un peu de peps et de folie à l’ensemble grâce au jeu de Maya Rudolph. Je ne connaissais pas l’actrice jusque là et je dois dire que c’est pour moi une bonne surprise. J’ai plutôt bien adhéré à ses mimiques et son énergie. Si je me suis en revanche moins marré avec Christina Applegate et Will Arnett, leur couple reste un des gros points forts de l’épisode. L’alchimie entre eux fonctionne très bien et ils parviennent à donner une belle authenticité à leur personnage. J’ai par ailleurs apprécié que l’arrivée du bébé ne les force pas à complètement changer et que même ensuite, ils tentent de rester les grands fêtards qu’ils sont. Après, c’est plus un portrait simple et attachant qui est fait du couple que quelque chose de drôle et décalé. Dans une comédie, je ne suis pas sûr que ce soit ce que je recherche.

 

Ringer: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-09-15-23h21m34s113.pngUn thriller stylisé sur la CW ? La chaîne teenage et superficielle par excellence ? C’était trop beau pour être vrai. Et pourtant le pari est… presque réussi. Au centre de la série, on retrouve Bridget et Siobhan, des jumelles que le temps a éloigné, faisant de la première une jeune femme un peu paumée impliquée dans des affaires criminelles et de l’autre, une riche new-yorkaise influente. Après des retrouvailles mouvementées, Bridget est amenée à prendre la place de sa sœur et à assumer la mascarade que cela implique. Si le scénario peut vaguement faire penser à une version moderne du conte du Prince et du Pauvre, rapidement, il se révèle plus complexe qu’il n’y paraît, avec ce qu’il faut de secrets, complots et mensonges. Il s’avère ainsi que ni Bridget ni sa sœur ne soient des anges et que chacune possède sa part d’ombre. Plus particulièrement Siobhan autour de laquelle se construit un mystère déjà bien étoffé qui a le potentiel  pour tenir en haleine sur plusieurs épisodes. A côté, Bridget n’intrigue peut-être pas autant avec son affaire de témoin sous protection assez classique mais qui a le mérite de nous faire retrouver Nestor Carbonell, inoubliable Richard Alpert de Lost , en agent du FBI. La jeune femme conserve tout de même un certain intérêt grâce à Sarah Michelle Gellar qui réussit à rendre le personnage plus ou moins attachant. Par contre, n’en déplaise aux armées de fans de l’ex-chasseuse de vampires, elle est indéniablement moins convaincante dans le rôle de Siobhan, ne lui donnant pas la nuance nécessaire. Il faut espérer qu’elle travaille vite cela, le personnage étant clé dans le développement de l’intrigue. La bonne idée a sinon été d’en faire son portrait en même temps que celui de sa sœur, par le biais de la découverte progressive par cette dernière de son entourage et de son univers. On aurait tout de même pu se passer de cette histoire d’adultère assez prévisible et cliché et qui,  comble du comble, nous impose la prestation douteuse de Polaha. En parallèle, les tensions avec son mari sont déjà plus intéressantes et portées par un jeu bien plus solide qu’est celui de Ioan Gruffudd. Quoi qu’il en soit, l’introduction des personnages reste globalement bien pensée et efficace même si certains peuvent n’avoir qu’un intérêt limité. Enfin, s’il devait y avoir un dernier reproche à faire à ce pilot, ce serait au niveau de sa réalisation plutôt chaotique. On parle beaucoup d’une certaine scène en mer à l’aspect assez cheap mais au fond, ce n’est pas ce qu’il y a de plus raté visuellement. Le plus gênant ce sont plutôt les passages  dédoublant Sarah Michelle Gellar entre ses deux rôles. Ils manquent  tous beaucoup de soin. Cependant, on sent malgré tout une volonté de proposer quelque chose de différent dans l’image, collant à l’ambiance sombre de thriller de la série. Alors, même si le résultat n’est pas toujours des plus réussis et que la bande-son sirupeuse (dont la CW n’a pas pu s’empêcher d’affubler la série) vient aussi un peu gâcher le travail, la démarche est honorable.

 

New Girl: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-09-07-16h57m18s108.pngDébut réussi pour la New Girl ! Du moins avec ce pré-air. Pour ce qui est du véritable pilot, il devrait sûrement subir quelques changements dont notamment le remplacement de Damon Wayans Jr. Mais si ça n’en tenais qu’à moi, je ne changerais absolument rien. L’épisode livre une entrée en matière enjouée et efficace, nous présentant une Jessica gentiment farfelue et instantanément rendue attachante par Zooey Deschannel. L’alchimie avec le reste du cast n'est pas encore tout à fait au point mais l’installation de quelques premiers gimmicks entre eux reste plutôt réussie. L’amitié n’est sinon bien sûr pas immédiate mais toute la petite intrigue autour du rebound-guy que tentent de dégoter les garçons à Jessica sert de bonne fondation. Je suis d’ailleurs très content que la série choisisse de faire de cette atypique colocation avant tout l’histoire d’une amitié et non une prévisible comédie romantique, ce que je craignais un peu. Bien sûr, on ne devrait pas échapper à une éventuelle idylle, c’est inévitable dans ce genre de série, mais pour l’instant, aucun signe de romantisme (si ce n’est dans les hilarantes référence à Dirty Dancing), la priorité étant donnée à la comédie amicale. Une priorité qui me plaît bien.


Revenge: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

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vlcsnap-2011-09-06-18h04m12s112.pngPlus qu'un plat qui se mange froid, cette fameuse vengeance qui donne son titre à la série, est surtout un plat qui se mange fade. Entre intrigues soapesques archi-classiques allant de l'amourette teenage à l'adultère, j'ai en tout cas bien failli mourir d'ennui. Pourtant la série avait réussi à avoir toute mon attention dans ses premières minutes avec ce début au flashfoward Damagesien, qui manquait peut-être un peu de style et d'originalité mais qui avait le mérite de susciter un minimum de curiosité. Seulement, à mesure que les projets de vengeance se sont dévoilés, mon intérêt a vite faibli. La charmante Emily Van Camp n'est pas à blâmer, elle se débrouille plutôt bien en jeune femme jouant les faux-semblants. Le problème vient davantage de l'exécution de ses plans, bien trop facile et prévisible, ainsi que l'explication par flashbacks simpliste et expéditive de ses motivations qui achève d'ôter toute consistance et crédibilité à l'intrigue. Sans parler bien sur du reste casting pas convaincant pour un sou, des deux prétendants sans épaisseurs de Van Camp en passant par le rejeton pré-pubère de Gossip Girl, jusqu'à la matriarche diabolique qu'on croirait tout droit sortie d'une telenovela cubaine bas de gamme. Bon, j'avoue la bande-son était cool et malgré une réalisation un peu douteuse, l'ambiance plagière des Hamptons m'a plue. Mais n'en déplaise à la douce Emily, c'est bien trop maigre pour me donner envie de poursuivre.

Publié dans : Judging Pilots - Par Shoone - Communauté : Serie TV Alliance
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 15:04

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The Good Wife: 2.11 Two Courts

 

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vlcsnap-2012-01-21-13h29m22s206Après une belle série d’épisode sortant de l’ordinaire, The Good Wife revient enfin à un schéma plus classique avec procès, enquête et tractations entre défense et accusation. Pas de chance, pour le coup, l’affaire du jour n’était pas totalement convaincante. Déjà, elle manquait pas mal de consistance en ce qui concerne le cœur de l’affaire elle-même. J’ai d’ailleurs à peine compris de quoi il s’agissait.  Le conflit de Will avec le juge censé venir pimenter les choses était par ailleurs plus ridicule qu’autre chose. Si au moins c’était allé plus loin. Même constat pour le « sorcier » censé deviner les sentiments des jurés. Je ne vois pas bien en quoi c’était nécessaire. Ça a même gâché la surprise du verdict final qu’on devine vite en défaveur de la défense vu l’assurance suspecte du « sorcier » et la rapidité du déroulement du procès.


Malgré cette affaire pas franchement réussie, l’épisode reste sauvé par des intrigues périphériques toujours des plus passionnantes. A commencer par le contentieux entre Will et Diane. Alors qu’on s’attendait à une vraie guerre entre ces deux-là, l’épisode nous prend à contre pied et va finalement à nouveau les allier. Si j’aurais préféré que la réconciliation ne se fasse pas aussi rapidement, elle fait tout de même sens à la lumière des révélations de Kalinda sur Bond. Celui-ci devient donc l’ennemi commun des deux associés. Au fond, rien de surprenant là-dedans, le personnage n’ayant jamais été très net et la série n’ayant pas fait grand-chose pour le rendre attachant. Le jeu d’échecs qui se met en place entre lui, Diane et Will n’en demeure pas moins passionnant. Les faux-semblants avant alliance de Will et Diane étaient ainsi des moments d’une grande classe et subtilité grâce à une alchimie entre Charles et Baranski toujours divine. C’était de plus très bien vu d’intégrer Kalinda au tout pour apporter la révélation à l’origine du tournant de l’intrigue. Ça a enfin donné un intérêt à son conflit avec Blake, raison pour laquelle elle a rapporté ses découvertes à Will.

vlcsnap-2012-01-21-13h30m07s143La proposition de Diane à Cary était d’autre part logique vu son projet originel de nouvelle firme mais j’étais content que Cary n’accepte pas, que ce soit pour revenir à Lockart&Gardner ou pour une nouvelle firme. Même s’il n’est pas toujours convaincant dans l’opposition au cabinet, ce rôle est bien plus intéressant pour lui.

En parallèle, la campagne de Peter a retrouvé sa légèreté si agréable avec le retour d’Eli. C’était d’autant plus drôle grâce à son temporaire conflit avec Jackie, causé par le passage d’un politique républicain proche de la grand-mère pour lui permettre de garder un œil sur la campagne. La combinaison entre sérieux et décalé dans cette histoire rendait le tout très sympathique. Là encore, on a avait sinon aussi une partie d’échecs génialement remportée par Eli grâce à l’aide d’Alicia. La manœuvre, sans en faire des caisses, aide ainsi à renforcer quelque peu une amitié.

 

 


 

En conclusion, un épisode correct grâce à quelques surprises livrées par la guerre du cabinet et un sympathique duo Eli/Jackie. La partie judicaire en revanche ne restera définitivement pas dans les annales.

Publié dans : The Good Wife - Par Shoone - Communauté : Series World
Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:00

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The Big Bang Theory 5.11 The Speckerman Recurrence 

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Le principal détail qui m'a dérangé dans cet épisode, c'est le fort cloisonnement des intrigues. Les garçons sont de leur côté et les filles du leur, ne se croisant que lors du prégénérique. C'est assez regrettable quand on sait que la combinaison des 2 groupes fonctionne toujours bien. ça n'a toutefois pas empêché les intrigues de cet épisodes de tenir la route. Celle de Leonard et de son "Bully" retrouvé est peut-être la plus faible, la faute notamment à des gags un peu poussifs à force de répétition, comme celui de la mauvaise écriture. L'humiliation constante du personnage devient aussi lourde parfois. Heureusement, quelques blagues liés à la "mythologie" de la série ainsi que l'utilisation de running-gags propres à Sheldon en font quelque chose d'assez efficace et authentique. Du côté des filles, il s'agit d'amener Penny à se faire pardonner son attitude de "Bully" au lycée. Si les situations ne sont pas des plus élaborées, on peut compter sur la bonne dynamique du trio Penny/Bernadette/Amy pour faire rire. Les défauts de chacune sont exploités tour à tour, renforçant dans le même temps la jolie panoplie de running-gags d'Amy, pour un résultat comique des plus réussi.

 

The Big Bang Theory 5.12 The Shiny Trinket Maneuver

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Excellent épisode! Certes, comme pour le précédent, je n'aurais pas été contre moins de cloisonnement mais ça n'a au fond pas été si gênant que ça. L'intrigue de Sheldon fait une superbe exploitation de son couple avec Amy. J'ai adoré voir comment on fait réellement correspondre la relation aux caractères particuliers des personnages, avec ses absurdités et exubérances au travers de la première petite crise qu'endure le couple. C'était le meilleur choix à mon avis. Une relation "normale" n'aurait pas convenu à Sheldon et Amy et n'aurait surtout pas permis aux acteurs d'être aussi drôles. Notamment Mayim Bialik, tout bonnement géniale de loufoquerie en découvrant la tiare offerte par Sheldon. Penny trouve un rôle parfait au milieu de tout ça en nous servant de repère de normalité tout en aiguillant un peu à sa façon les amoureux inadaptés sociaux. Sa confrontation à leur étonnante conception du couple permet de plus un bon effet comique. En parallèle, Howard et Bernadette confrontés au problème du désir d'enfant, ça m'a un peu moins fait rire étant donné le sujet classique. L'intrigue n'en n'est pas moins réussie pour autant. D'abord parce que Mélissa Rauch conserve un vrai peps et une fraicheur rendant ses gags imparables. Et puis le problème de l'enfant non voulu est plutôt bien écrit. Il est amené progressivement sur le tapis, au détour de scènes comiques avec des enfants et le traitement dispose aussi d'une certaine originalité. En effet, c'est Bernadette, qu'on aurait pu supposer au vue de sa douceur et gentillesse remplie d'instinct maternelle, qui est celle qui ne veut pas d'enfant.

 

The Big Bang Theory 5.13 The Recombination Hypothesis (100th Episode)

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Pour célébrer son 100e épisode, The Big Bang Theory opte pour la sobriété. Certes, je suis ressorti un poil déçu de l'épisode, regrettant l'absence de vrai évènement pour marquer le coup, mais j'ai tout de même été séduit par l'idée de revisiter les bases de la séries, à savoir l'éternelle romance Penny/Leonard. C'est un retour aux sources qui à défaut d'offrir quelque chose de spectaculaire fait honneur à la série. C'est vrai, la reconnexion des 2 personnages apparaît un peu précipitée mais l'empressement est finalement expliqué par le statut de rêve de la situation. C'est le grand twist de l'épisode qui frustrera certainement les shippers hystériques du couple (s'il y en a) que j'ai toutefois pour ma part plutôt bien pris. Je ne vois de toute façon pas de raison de détester l'épisode juste à cause de ça puisque rêve ou pas, j'ai ri et apprécié les scènes proposées et la révélation n'annule en rien les ressentis la précédent. Bon et puis ce qui me fait si bien accepter cette histoire de rêve, c'est qu'elle a un réel intérêt dans le récit tout de même et n'est pas qu'une simple parenthèse. On y explore la possibilité d'une reformation du couple Penny/Leonard et le fait que ce ne soit qu'au stade de possibilité permet d'entamer le processus de réconciliation dans la réalité mais aussi de faire comprendre qu'il prendra du temps. En effet, si les personnages ont évolué, ils ne semblent pas tout à fait prêts à reprendre leur relation, ce qu'on s'attache à montrer tout en humour avec un Galecki et un Cuoco qui ont sérieusement gagné en alchimie. En arrière-plan, le reste de la bande n'a pas disparu non plus, à part peut-être Raj à nouveau tristement inexistant, et a droit à quelques occasions pour faire mouche sans voler la vedette à Penny et Leonard. Bernadette et Amy disposent ainsi de quelques gags sexuels en plus d'un joli jeu de décalage entre rêve et réalité pour faire rire et Sheldon, fidèle à lui-même, assure le quota références geek (magique moment avec "Spock") et offre un grand moment d'hilarité avec ses expressions involontairement tendancieuses.

Publié dans : The Big Bang Theory - Par Shoone - Communauté : Univers Geek
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 22:41

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Chuck: 5.11 Chuck vs. the Bullet Train

 

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vlcsnap-2012-01-23-22h56m03s161.pngDirection le Japon pour ce pénultième épisode! Ne vous attendez cependant pas à une vraie bouffée d'exostime, la vision offerte du pays se cantonnant à l'intérieur du train dans lequel les ravisseurs de Chuck l'amènent, suivis de Casey et Sarah. Qu'importe, malgré le fond vert hideux du bref moment révélant l'extérieur, j'ai été tout à fait convaincu par cette nouvelle phase de la "reconquête de l'intersect". Le confinement dans le train ne m'a pas spécialement dérangé, il a même renforcé la tension à mon avis. Le vrai catalyseur dramatique de l'intrigue reste cependant Sarah, dont on exploite à merveille l' "intersectisation". C'est là que tout le délire de Morgan du début de saison trouve son intérêt. De cette première expérience avec un intersect défaillant, on comprend plus facilement que le nouveau statut de Sarah ne présente pas que des avantages mais comprend également de gros risques, avec la perte du contrôle de l'appareil et surtout, la perte de la mémoire. Les deux s'enchaînent ici et cette fois, Yvonne Strahovski est mille fois plus convaincante que Joshua Gomez pour porter le dramatisme de la situation. Bon à vrai dire, elle est aussi aidée par les circonstances des retrouvailles avec Chuck et ses projets de vie paisible avec lui, rappelés lors d'une jolie scène entre le couple. L'insistance sur l'amour de Chuck crée, de fait, des enjeux plus forts autour du problème et ajoute de l'intensité à l'intrigue.

 

A part ça, on n'oublie pas non plus de rester fidèle à la tradition d'action-comedy de la série. On place donc quelques notes de légèreté avec Sarah qui fait des blagues à Casey sur sa perte de mémoire ou Chuck qui compare avec elle son expérience de l'intersect comme un gamin émerveillé. Sinon, pour finir de capitaliser sur tout le potentiel d'une Sarah avec l'intersect, l'épisode se conclut avec son ralliement au big-bad qui profite des séquelles que l'intersect causées dans son esprit. Une idée à laquelle, j'ai complètement adhéré tant elle se veut prometteuse pour le final, annonçant un ultime affrontement hors normes pour Chuck avec un adversaire mille fois plus digne de lui qu'est Sarah. Largement plus digne que Quinn en tout cas qui malgré son utilité au récit, demeure incapable de s'imposer en bad-guy crédible. Autre petit bémol dans toute cette histoire: on passe par une légère facilité pour arriver à retourner Sarah contre Chuck avec l'accélération de son amnésie par les "cartes" de Quinn. La rapide perte de contrôle de l'intersect par les flashs, passe encore, elle est expliquée par Ellie... mais les cartes, c'est un peu ridicule à mon goût. Mais après, étant donné l'imminence du finale, je pense bien qu'on peut laisser passer.

 

vlcsnap-2012-01-23-22h59m22s96L'humour est, enfin, plus largement au rendez-vous à Burbank. D'abord avec Morgan, Ellie et Devon, qui en plus d'avoir leur petite utilité dans l'intrigue principal pour aider à comprendre les dysfonctionnements de l'intersect, en profitent aussi pour faire rire. Plus particulièrement Morgan et Devon, lors de la capture d'Alex qui leur vaut un grand moment de solitude. Mais ils ne m'ont définitivement pas fait autant marrer que Jeff et Lester, décidément au top du top en cette fin de saison. On choisit clairement le moment le plus opportun pour les faire enfin entrer dans le secret puisque dans les circonstances de l'épisode, cela leur donne un rôle-clé dans l'intrigue boostant leur comique. En résulte des scènes hilarantes de sauvetage de Morgan et cie par ces éternels siphonés du Buy More. Rien que pour ça, je suis heureux d'avoir attendu jusque là pour qu'ils soient enfin mis au courant.

 


 

En conclusion, une avant dernière fois Chuck offre avec brio du rire et de l'émotion avant le tomber de rideau. La série en profte ici également pour s'assurer qu'il soit le plus grandiose possible en préparant au mieux le terrain. Entre un duel d'envergure Chuck/Sarah et Jeffster qui ne se tiennent plus, se dégote en tout cas un jeu de cartes de choix pour le dernier acte que j'attends déjà impatiemment... tout en étant déjà profondément attristé par la perte.

Publié dans : Chuck - Par Shoone - Communauté : Univers Geek
Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 23:07

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