"The I of the Storm" (Justified - 2.03)

Publié le par Shoone

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Justified: 2.03 The I of the Storm

 

abc2stars


 

vlcsnap-2011-02-25-18h50m04s102Ouf! On aura pas eu à attendre trop longtemps, ça y est, la série focalise enfin son attention sur Boyd en ce début de saison. C'est l'occasion de revenir plus en détails sur son état d'esprit après les évènements tragiques du season 1 finale. Pour rappel, il y avait perdu toute sa petite communauté chrétienne et vu son père se faire descendre par les truands de Miami. Le tout accompagné par une vraie crise de foi illustrée par un excellent monologue, qu'il avait poétiquement conclu par son maybe I've just been talking to myself this whole time. Une phrase à laquelle le traitement de Boyd dans cet épisode fait vraisemblablement écho. On le retrouve ainsi bien déprimé, très sinistre et désabusé. Eteint, quoi. Sans répères. Bref, c'est, on peut le dire, une sorte de dépression qu'il traverse. Un thème assez inattendu dans la série. ça peut paraître au premier abord un peu ennuyeux et casse gueule, mais avec un traitement très sobre et une magistrale interprétation de Walton Goggins, c'est tout le contraire. La problèmatique mise en place alors est par ailleurs, des plus intéressante. Comment un ex-criminel raciste-séparatiste gère-t-il ce genre de crise existentielle? On sait déjà que ce n'est pas en revenant à ses premières croyances, en témoigne la violente réaction de Boyd lorsqu'il est approché par des collègues mineurs à la moralité et préceptes bien douteux. Non, pour le moment, il traverse cela en se tenant assez tranquille, reprenant son ancien boulot à la mine et passant une bonne partie de son temps à enchaîner les bourbons au bar du coin. Raylan l'y retrouve d'ailleurs le temps d'une scène, ce qui est l'occasion pour lui de prouver que malgré son abattement actuel, il n'a rien perdu de sa loquacité, nous offrant avec son éternel frenemy un nouvel échange très savoureux.

 

vlcsnap-2011-02-25-18h47m52s24En parlant de Raylan, il faut signaler que sa rencontre avec Boyd n'est en aucun cas une visite de courtoisie, ayant en lieu dans le cadre d'une enquête fédérale. Une enquête assez particulière, centrée sur un vol de drogue suite à l'hijacking d'un bus. Pourquoi particulière? Parce qu'elle marque le retour de ce bon vieux Dewey, le crétin skinhead ex-camarade criminel de Boyd. Si on avait oublié à quel point il était stupide, sa drôle de tentative pour récupérer les drogues volées, où il démontre toute l'étendue de sa connerie, était le parfait moyen pour nous le rappeler. De fait, il va ni plus ni moins se prendre pour un US Marshal, et plus précisément pour Raylan himself, pour dérober aux voleurs leur butin. Une idée particulièrement absurde et idiote, ce qui ne la rend que plus jubilatoire, donnant lieu à d'excellent moments de comédie. Au final, cette enquête du jour s'avère surtout être là pour faire rire, mais trouve aussi une toute autre utilité dans le récit. Elle permet de revenir sur la famille Bennett, et plus spécialement sur les fils qui n'avait pas encore été très développés. Deux d'entre eux se révèlent ainsi être les commanditaires de l'hijacking du bus, et c'est le troisième, occupant les fonctions de shérif du district, qui se charge de les couvrir. Ce qui est au passage une façon de nous faire comprendre comment les affaires douteuses des Bennett peuvent prospérer en restant impunies. Avec tout ça, forcément, pas le temps de vraiment s'attarder sur Raylan. On doit se contenter de retrouvailles avec Ava, ne nous révélant pas grand chose si ce n'est, comme on pouvait s'y attendre, que la jeune femme est restée assez amer après la séparation. Les choses sont en revanche plus intéressantes avec Winona. Son couple avec Raylan rendu public et pas de doute que cela va avoir un impact sur son évolution. En attedant, il fait l'objet d'hilarants commentaires d'Art, l'excellent patron de Raylan.

 


 

En conclusion, l'écriture est fine, le développement des personnages, soigné, les interprétations, parfaites, l'humour, un délice. Voilà ce que j'appelle un Boyd-centric très réussi.

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