"Pilot" (Homeland - 1.01)

Publié le par Shoone

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Homeland: 1.01 Pilot (Series Premiere)

 

abc1star


 

vlcsnap-2011-10-08-16h41m35s254Voilà bien deux ans que moi et les séries thrillers à gros budget, on est un peu en froid. FlashForward a vu mon intérêt décroître jusqu’à son dixième épisode et The Event ne m’a même pas donné envie d’aller au-delà de son pilot. Ringer réussit, elle, pour le moment à m’accrocher grâce à l’originalité de son double-rôle mais ce n’est pas (encore ?) le grand amour non plus. Mais la tendance pourrait enfin vraiment s’inverser grâce à Homeland.

 

Signe particulièrement encourageant : son pilot réussit à susciter chez moi une impatience pour le prochain épisode que je n’avais pas connue depuis un moment avec ce genre de séries. Le mystère qu’elle introduit autour des motivations de Nicholas Brody, un soldat rescapé des forces terroristes,  est suffisamment accessible et consistant, grâce à un Damian Lewis impressionnant, pour intriguer. On joue également assez sur l’ambiguïté du personnage pour susciter rapidement un bon lot de questions. Est-il vraiment ce qu’il prétend ? Représente-t-il une menace ?  Du côté des forces enquêtrices, représentées par une agent de la CIA dénommée Carrie, la détermination à vouloir établir la vérité est si grande, que cela confère, de plus, tout de suite un certain poids à l’éventuel complot. Sans compter les flashbacks en Irak, les diverses mentions au 11 Septembre qui sonnent comme un rappel constant à la vigilance et bien sûr, la prestation envoûtante de Claire Danes qui réussit à ne pas rendre l’obsession de son personnage à percer les secrets de Brody, trop exagérée et artificielle. L’attitude est de toute façon progressivement expliquée par le passé trouble de la jeune femme, suggéré par sa prise de médicaments et ses sortes de crises d’angoisse. D’autre part, son comportement n’est pas ignoré de ses supérieurs qui,  en conséquence, l’écartent de leurs opérations.

 

vlcsnap-2011-10-08-16h40m15s7Finalement,  Carrie se retrouve un peu isolée et obligée de se débrouiller par elle-même pour investiguer sur les secrets de son inquiétant soldat. Et c’est là que la position du personnage est particulièrement intéressante. Elle est de ce fait, comme son adversaire, forcée à agir dans une certaine clandestinité, ce qui pose la base d’une partie d’échecs à armes égales dont l’issue est d’autant plus imprévisible… et donc excitante. Par ailleurs, cette isolation du personnage de Danes, combinée à son état mental trouble, contribue grandement à une atmosphère paranoïaque efficacement oppressante. Pas de doute, on est bien dans un thriller.

 

On trouve toutefois un côté un peu soapesque à la série dans la famille brisée du soldat. Je craignais d’ailleurs que cela vienne interférer avec la trame principale mais finalement, l’intrigue annexe développée s’y intègre très bien. Le tout passe même sans problème grâce à une interprétation sans fausse note de Morena Baccarin en épouse dévouée. Son adultère, bien qu’un poil cliché, aide à nuancer le personnage et lui donne un champ d’action plus large. Ses scènes avec ses enfants et Brody apportent sinon une émotion et une sorte de chaleur qui permet de respirer un peu. Et puis que dire des retrouvailles des époux ? A la fois tendres et déchirantes, grâce à une alchimie déjà impeccables entre Lewis et Baccarin.

 


 

En conclusion, on est captivé du début à la fin, parfois bouleversé et déjà grandement enthousiasmé par le potentiel dévoilé. Homeland signe de loin le meilleur pilot de cette rentrée, tout simplement.

Publié dans Homeland

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