Judging... the 2010/2011 Pilots

Publié le par Shoone

 

Judging... the 2010/2011 Pilots

 

-

 

Pilots de la Mi-Saison 2011

 

-

 

Harry's Law: Pilot (Series Premiere)

 

abc3stars

 

vlcsnap-2011-01-22-11h55m32s46.pngJ'ai honte là. Vraiment honte. Non pas parce qu'Harry's Law c'est mauvais et que j'ai aimé malgré tout, loin de là, c'est même pas trop mal... mais parce qu'avec Harry's Law, je réalise que je ne me suis jusqu'ici jamais vraiment attardé sur une série du maître David E. Kelley. Oh j'ai bien dû voir 2 ou 3 épisodes de Boston Legal et Ally McBeal, comme ça par hasard... mais c'est tout. Alors voilà, je me confesse, le style DEK m'est quasiment inconnu. C'est donc sans aucun a priori et avec un regard de total étranger à l'écriture de Kelley que je me suis plongé dans Harry's Law. Et au sortir de son pilot, mon principal constat a été le suivant: c'est incontestable, Kathy Bates est le show à elle toute seule. Formidable actrice incarnant Harriet Korn, le rôle principal, une vieille avocate revêche qui fonde son propre cabinet dans un magasin de chassures des quartiers à risques de Cincinnati, elle brille par sa désinvolture et son impertinence. Ce qui est à la fois un avantage et un défaut. D'un côté on a donc la garantie d'avoir toujours un personnage bigger than life qui saura rendre ses intrigues intéressantes par ses répliques et mimiques savoureuses, un peu à la Dr House, Sheldon Cooper ou Barney Stinson... mais d'autre part, à l'image des séries auxquelles appartiennent les persos précédemment cités, le reste du casting sera fortement dévalorisé par rapport à ce personnage qui ne leur laissera jamais beaucoup de place. Bon, il ne vaut peut-être mieux pas faire de prédictions trop hâtives, n'en n'étant encore qu'au pilot et les second rôles s'en tirant plutôt bien. Brittany Snow en secrétaire blonde délurée apporte par toute petites touches un peu de fraîcheur et légèreté et Nate Corddry joue un avocat passionné à la recherche de grands frissons et qui emploie des méthodes assez peu conventionnelles pour défendre ses clients, ce qui participe à l'aspect décalé de la série. Ce qui leur manque vraiment en fait, c'est un peu plus d'alchimie. On ne ressent aucune réelle connection entre les personnages dans leurs rares interactions, il faudrait penser à développer ça par la suite. Aussi, il faudra penser à écrire de meilleurs "case of the week". Si celui du chef de gang protecteur du quartier était sympathique, ce n'était pas trop le cas de l'affaire de l'étudiant drogué, qui malgré un excellent plaidoyer d'Harry, restait pas très original et trop simpliste. Maintenant, est-ce que le ton décalé et l'interprétation de Kathy Bates sont suffisants pour donner envie de revenir? J'aurais tendance à répondre oui, même si j'ai un doute... Harry's Law est elle vraiment ce que DEK sait faire de mieux? Un Boston Legal ou The Practice n'ont-ils pas plus d'intérêt? En attendant d'avoir une réponse, Harry's Law pourrait toujours être une sympathique introduction à l'univers DEK pour moi. Une sorte une mise en bouche avant, si le coeur m'en dit, de poursuivre la découverte.

 

The Cape: Pilot (Series Premiere)

 

abc4star

 

vlcsnap-2011-01-17-22h19m28s29.pngJe vais aller droit au but: non The Cape n'était pas à mon goût. Alors, c'est clair, on ne s'ennuie pas. Il y a même un tas de bonnes idées. D'ailleurs le principe d'un héros à la Batman, j'étais à fond pour au départ. Mais ce premier épisode m'a finalement complètement refroidi et ce pour une raison simple: TOUT mais alors TOUT va trop vite. Rendez-vous compte, en 10 minutes, le héros (David Lyons) a le temps de border son fils, découvrir des flics corrompus dans son service, assister à l'assassinat de son chef (entre-temps y a un générique passable visuellement, raté musicalement), décider de rejoindre un groupe paramilitaire, rencontrer son nouveau patron (James Frain), être contacté par une mystérieuse voix (Summer Glau) par ordinateur et découvrir que le groupe qu'il a rejoint est aussi corrompu. Personnellement j'avais la désagréable impression que pour ce que je voyais, le format série ne convenait pas du tout tellement tout était précipité. Et puis l'âme dans tout ça? Je la cherche encore... David Lyons incarne un héros cliché et fade pour qui on ne tremble pas une seconde (d'ailleurs, on ne nous en laisse même pas le temps), James Frain se cantonne à un rôle de méchant qui est méchant parce qu'il est méchant et puis c'est tout et Summer Glau nous propose comme à son habitude une interprétation robotique qui laisse de marbre. Il y a bien le maître du "Carnival of the Crime" qui m'est apparu assez sympathique et intéressant comme personnage, mais c'est bien le seul. Globalement c'est un cast très peu attachant que propose The Cape. Non en fait, la seule véritable satisfaction que j'aie pu avoir par rapport au show, c'est la réalisation. Les effets spéciaux sont bien foutus, les plans sur les personnages sont esthétiques, les fights sont crédibles... bref, d'un point de vue purement visuel, je pense que c'est pas mal du tout. Mais ce n'est pas à cause d'une réal qu'on regarde des séries. Du moins moi, c'est ce que je crois. Ce qu'il me faut, c'est une histoire bien exploitée, des personnages intéressant... ce qui fait défaut àThe Cape.

 

 


 

Pilots de la Rentréee 2010

 

-

 

Lone Star: Pilot (Series Premiere)

 

 abc1star

 

vlcsnap-2010-09-23-12h28m57s53.pngPour être honnête, même s'il s'agit du 1er pilot que j'ai vu pour cette rentrée 2010 et qu'à l'heure où j'écris ces lignes je n'ai pas encore vu tous ceux que je veux voir, je suis convaincu que le pilot de Lone Star restera mon préféré. Ironie du sort, c'est celui qui a le moind fédéré. La série n'est néanmoins pas encore déprogrammée après son score pitoyable mais ce n'est qu'un sursis. J'y ai cru pourtant avec la promo intensive de la FOX... mais soyons réalistes, les éléments ne jouaient pas en la faveur de Lones Star. Je vais donc répéter ce que tout le monde dit déjà et à raison, la série était davantage taillée pour avoir un avenir sur le câble que pour attirer un grand public sur un network. C'est du drama pur et dur avec une écriture exigeante et solide qui aborde des thèmes pour le moins originaux comme la double-vie, la polygamie et la soumission au père. Du jamais vu pour moi... et du jamais vu vraiment très bien foutu! En plus de ça, la série dispose d'une belle galerie de personnages au potentiel énorme dont les 2 femmes de la vie du héros, et ce même héros bien évidemment. Je n'avais encore jamais croisé celui qui l'incarne, un certain Jimmy Wolk mais il m'aura fait en tout cas une excellente impression tout du long de ce premier épisode. Convaincant, accessible et touchant, il réussit une vraie prouesse que de rendre si vite attachant un personnage dans une situation si particulière. S'il se remet vite de l'échec de la série, je pense que ce Jimmy Wolk a un grand avenir à Hollywood. Je ne m'en fais pas trop pour lui. Je m'inquiète davantage pour tout ceux qui comme moi ont aimé ce pilot et vont devoir souffrir de l'annulation prématurée de la série. J'en fais peut-être trop mais si ça trouve on est en train de perdre ce qui aurait pu être un très, très grand show. Ne dites pas le contraire, à moins d'être voyant, on ne peut pas le savoir et c'est bien ça qui me tue.

 

Mike & Molly: Pilot (Series Premiere)

 

abc2stars

 

vlcsnap-2010-09-23-12h35m36s196Je n'ai pas grand chose à dire sur Mike & Molly, mais avec moi c'est une constante avec la plupart des sitcoms. Plutôt décriée pour son manque d'originalité au sujet de son thème principal (des obèses amoureux) et taxée de terriblement ennuyeuse, moi ce que je sais, c'est que j'ai ri. Ce n'était pas forcément des gags extrêmement originaux mais sur moi, ça a très bien fonctionné et personnellement, je crois que c'est le principal. Les personnages en eux-même sont tous assez attachants et ont tous un bon potentiel comique (sur moi en tout cas). Bref, rien que pour voir ce que va donner le couple Melissa McCarthy/Billy Gardell et pour le plaisir de retrouver Swoozie Kurtz, je serais bien tenté rester à Chicago pour cette saison au moins.

 

The Event: I Haven't Told You Everything (Series Premiere)

 

abc3stars

 

vlcsnap-2010-09-23-12h38m44s46Après la défaite par K.O. debout de FlashForward la saison dernière, The Event est le nouveau prétendant au titre de successeur de Lost. Des effets spéciaux à foison, une pluie de mystères et un casting 5 étoiles, une chose est sûr, les moyens sont là. D'ailleurs, sur le ring de l'audience, la série a déjà remporté une première petite victoire malgré le léger handicap qu'est la prgrammation sur NBC. Maintenant, la série m'a-t-elle convaincu moi? Alors, c'est indéniable, The Event  a un énorme potentiel et apparemment ne manque pas d'ambition. Elle se veut aussi assez originale dans son mode de narration temporellement éclaté et focalisé sur un personnage par quart d'heure. ça peut déstabiliser au premier abord mais en ce qui me concerne j'ai réussi à m'y faire et je pense que ça peut devenir un plus. Le souci, qui est d'ailleurs commun à la plupart des show nébulo-feuilletonnnants, c'est que l'histoire prend souvent le pas sur les personnages. Et moi ça me gêne assez. Sean Walker, le touriste qui voit sa petite amie disparaïtre, reste le le seul personnage un peu plus développé dans ce pilot et encore, ça reste plutôt léger. L'accent est donc mis sur les secrets et ce que subissent les différents protagonistes et au final, on ne sait presque rien de leur motivations. Cela viendra probablement par la suite et quelque part c'est peut-être une bonne idée de ne pas trop en dire dès le premier épisode mais moi ce n'est pas trop ce que j'attendais. Je dirais la même chose au sujet de ce fameux "event" sur lequel on est toujours pas très avancés... mais un indice plutôt important j'imagine est donné dans le cliffhanger final de l'épisode. Et vraisemblablement, il est de nature... surnaturel! Nouvelle confirmation, s'il en fallait une de plus, que The Event se positionne bien en successeur de Lost. Et après réflexion, je crois qu'amener ça comme un gros cliff à la fin du premier épisode, c'est très très osé et ça pourrait payer niveau audience. Reste à voir si la série réussira à traiter correctement de fantastique. En tout cas l'envie de revenir est là... mais j'attendrais quand même quelques autres avis de la communauté sériphile et de voir comment la série s'en sort dans les audiences par la suite pour me décider.

 

Raising Hope: Pilot (Series Premiere)

 

abc2stars

vlcsnap-2010-09-25-12h08m47s80.pngLa FOX frappe fort cette année! Enfin, peut-être pas du côté des audiences, mais au niveau de la qualité, il n'y a rien à redire. Des 2 nouveautés produites par cette chaîne que j'ai choisies de tester, aucune ne m'a déçu. Car comme Lone Star, oui, Rasing Hope est une belle surprise. Mais c'est bien leur seul point commun. Rasing Hope, elle, est une petite comédie sans prétention d'environ une demie heure sur les tribulations d'une famille paumée du fin fond de l'Amérique qui se retrouve en charge d'un petit bébé. La faute à qui? Au fils de la famille, Jimmy, qui s'est tapé une jeune fille qu'il croyait avoir sauvée mais qui n'est en fait qu'une grosse psychopathe. Ce n'est seulement 8 mois après l'avoir envoyée en prison qu'il découvre alors qu'elle portait sa fille et c'est donc tout naturellement qu'il s'en retrouve responsable une fois la mère grillée sur la chaise électrique... sous les yeux du bébé. Vous l'avez compris, c'est complètement barré, voire trash et c'est ça qui me plaît. ça fait plaisir de pouvoir encore trouver une telle liberté de ton sur les networks américains. Pour autant, nous ne sommes pas en présence non plus d'un humour essentiellement gras et potache comme je le redoutais. Il y a bien quelques gags du genre, notamment avec la grand-mère sénile chez qui squatte la famille, mais il y a également beaucoup de tendresse et d'humour un peu plus recherché. J'apprécie sinon la belle retranscription d'une vision désenchantée du rêve Américain. Ce n'est pas déprimant (ce serait le comble pour une comédie en même temps) mais, malgré toute la loufoquerie de la série, ce n'est pas non plus complètement irréaliste. Il y a d'ailleurs un échange entre deux personnages, la mère et son fils, assez drôle et à la fois très désabusé qui m'a assez marqué: - There's got to bo more to life than cleaning the same pool over and over. - There isn't. Et pour parler de ces personnages, justement, je dois dire qu'ils nous deviennent tous très vite sympathiques, mais plus particulièrement le fils, Jimmy Chance, à qui l'expression trop bon, trop con, convient parfaitement et Virginia, mère de famille malgré elle et femme assez désenchantée, superbement interprétée par Martha Plimpton. Alors avec un humour si grinçant et des personnages si attachants, je crois qu'il est déjà acquis que je serais au rendez-vous pour la saison. Par contre, seul petit bémol, le rythme un peu trop soutenu, j'ai eu un tout petit peu de mal à m'y faire, si on pouvait juste légèrement ralentir, ce serait top. A part ça, Raising Hope est donc une vraie gourmandise à consommer sans modération.

 

The Defenders: Pilot (Series Premiere)

 

abc5star

vlcsnap-2010-09-25-12h10m06s127Alors là, je me suis bien fait flouer. Mais en même temps, qu'est-ce qui a bien pu me passer par la tête?  A quoi je m'attendais? A un nouveau Boston Legal? A un Nip/Tuck chez les avocats? Sur CBS? Non mais je suis vraiment con quand même... et dire que j'y ai cru. J'ai vite déchanté. The Defenders c'est procédural à souhait, super calibré et ça manque cruellement d'âme. Je me demande comment j'ai fait d'ailleurs pour aller jusqu'au bout du visionnage tellement c'est tout ce que je déteste chez une série. En plus y a Jerry O'Connel quoi, déjà pas un acteur bien fameux, là il est encore pire que ce qu'on peut imaginer. Il est censé former un super duo d'avocats avec Jim Belushi, qui dans une moindre mesure reste assez convainquant quand même, mais ça ne colle pas. Il n'y a aucune alchimie entre les deux, j'ai d'ailleurs souvent eu l'impression qu'O'Connel faisait plus honte qu'autre chose à Belushi. Ajoutez à ça une présentation expédiée de ce duo prétendu "héroïque", où tout ce qu'on apprend, c'est que le personnage de Belushi veut récupèrer sa femme et aime se prendre pour Dr House et que celui d'O'Connel est un playboy qui saute (sur) tout ce qui bouge, et forcément toutes leurs scène deviennent juste irritantes. Je ne parle pas de l'affaire qui les occupent pour ce pilot, c'est juste super classique et d'un ennui abyssal. Au final, je n'aurais aimé qu'une seule et unique chose: l'ambiance nocturne de Las Vegas. C'est bien tout ce qui est bien exploité. Ce qui en dit long sur la qualité d'écriture de la série. Donc en gros, The Defenders, c'est une bien belle bouse, bien emballée et si vous ne voulez pas qu'elle vous explose à la figure, mieux vaut passer votre chemin. Alors, next!

 

$#! My Dad Says: Pilot (Series Premiere)

 

abc3stars

vlcsnap-2010-09-26-14h57m22s34-copie-1.pngDe la sitcom classique, en veux-tu en voilà. On est gâté cette année à ce niveau là. Après Mike & Molly, voici donc $#! Mi Dad Says, sitcom inspirée d'un compte Twitter rapportant les petites phrases gratinées d'un vieux retraité chez qui est retouné vivre son fils. Vu l'idée de base, on aurait pu s'attendre à quelque chose d'un peu plus moderne... mais non, $#! My Dad Says semble venir tout droit des débuts des années 90. Pas que ça me gêne dans le fond, j'adore les 90's, mais je m'attendais quand même pas à quelque chose d'aussi classique. N'empêche, j'ai ri. D'autres diront que j'ai l'humour facile, vu comme la série a été descendue en flèche par les critiques... mais quand j'y pense, ce qui m'a surtout fait rire dans ce pilot, c'est William Shatner. Le rôle lui va à merveille et chacune de ses répliques fait mouche. Bref, il tient à lui tout seul toute la série et il est clair que sans lui ça n'aurait strictement aucun intérêt. Les autres personnages sont au choix ou des faire-valoir, ou des meubles. Du coup, j'ai beau avoir adoré Shatner, l'idée de tout miser uniquement sur son personnage me paraît très risquée. Il y a des grandes chances qu'au bout d'un certain temps on finisse par se lasser ou que le personnage devienne une carricature de lui-même. Alors je remercie bien le pilot $#! My Dad Says pour les quelques rires, mais il ne faudra pas compter sur moi pour la suite. 

 

Better With You: Pilot (Series Premiere)

 

abc3stars

vlcsnap-2010-09-26-14h58m38s8Ah, esprit 90's quand tu nous tiens... Better With You, comédie centrée sur une famille composée de 3 couples à différentes stades de leur relations, est la 4e sitcom que je vois cette semaine, et c'est la 3e qui dégage cet esprit 90's qui m'a rappelé notamment Will & Grace ou Mad About You (que deviens-tu Helen Hunt?) .  Encore une fois, personnellement je n'ai rien contre, mais en 2010, ça le fait pas trop quand même. Bon, au moins, à la différence de $#! My Dad Says et Mike & Molly, tous les personnages sont bien exploités et ont une place bien définie. L'humour n'est pas particulièrement élaboré mais ne manque dans aucune scène. Le côté un peu gnan-gnan girlie en revanche je trouve assez lourd. Mais c'est tout ce que j'aurais à reprocher, globalement, je n'ai pas grand chose de méchant à dire sur cette sitcom fraîche et bon enfant. Pour autant, elle se fera sans moi, elle ne correspond pas au type de comédie que je recherche actuellement. Je lui souhaite bonne chance quand même.  

 

Outsourced: Pilot (Series Premiere)

 

abc2stars

vlcsnap-2010-09-26-15h00m00s52A défaut d'avoir Community durant la saison (je n'en démorderais pas, je me la garde pour l'été!) j'aurais Outsourced. Oui, oui, c'est déjà jugé, pesé, je suivrais Outsourced, géniale comédie sur un américain envoyé en Inde gérer un centre d'appel pour commander des babioles inutiles emblématiques de la culture américaine. Je fais bien d'avoir mentionné dès le début Community car c'est à elle que m'a fait penser le pilot d'Outsourced. Même si ce n'est pas (encore?) aussi délirant et fantaisiste, on s'approche fortement de cet esprit là. C'est logique quand on sait que les 2 sitcoms font partie du même comedy-block. En tout cas, à l'instar de Community, Outsourced se construit rapidement un vraie petit univers coloré avec une superbe galerie de personnages. Et pour un fan comme moi du formidable Abed, l'indien super-geek, proposer autant d'Abed en devenir dans une série, c'est comme ouvrir les portes d'une confiserie à un gosse! J'en conviens que c'est assez réducteur comme comparaison, mais je vous assure qu'avec autant de personnages au fort potentiel comique et aux gimmicks jubilatoires, on ne sait plus ou donner de la tête. Bon pour l'instant, ce sont Gupta, un éternel bavard, Manmeet, adorateur de la culture américaine, Madhuri, la standardiste sans voix maladivement timide et Rajiv, l'assistant manager incarnation même de l'opportunisme, qui se sont le plus illustrés. En fait, ironiquement, ce n'est que le héros qui m'a un peu déçu. Il nous est rapidement sympathique, mais il n'est pas bien drôle et se fait vite éclipser par les autres. Mais rien d'irréparable. Il participe au moins bien au choc des cultures USA/Inde, qui est d'ailleurs jusque là très bien exploité. Au final, entre personnage loufoques, univers bariolé et bonne humeur, je ne peux qu'être conquis et je suivrais avec grand plaisir Outsourced pour la saison.

 


 

(L'article sera complété avec les reviews d'autres pilots au fur et à mesure que je les aurais visionnés au cours de la saison)

Publié dans Judging Pilots

Commenter cet article

tao 23/09/2010 15:35



Je te rejoins sur Lonestar. Un excellent pilot, de bons personnages, une histoire prometteuse. Et ça n'aura pas suffi. C'est rageant. James Wolk va t'il devenir le nouveau Alex O' Loughlin ? Je
lui souhaite de vite rebondir et de préférence pas dans un cop show.


Pour les autres pilots, Mike et Molly, ça ne m'intéresse pas comme 90% des sitcoms. Et The event, je me le garde pour un peu plus tard.